Underground

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jeudi, mai 1 2008

Appel à une mobilisation citoyenne pour l'art et la culture




Sauvons la culture !

Face au désengagement sans précédent de l'Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l'art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d'accéder à l'imaginaire et à la pensée, à l'éveil sensible et à l'esprit critique. Tous les champs et toutes les disciplines de l'art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l'enjeu démocratique. Emparez-vous de ce texte, signez-le et faites-le signer.

Et rendez-vous le mercredi 7 mai pour une grande journée de mobilisation nationale autour du texte, dans tous les lieux d'art et de culture (théâtres, lieux de spectacles et de danse, cinémas publics et privés, lieux d'expositions, lieux d'arts contemporains, lieux de culture multimédia, lieux de musiques, opéras, centres culturels, MJC, foyers ruraux, conservatoires, bibliothèques, médiathèques, universités, écoles, collèges, lycées, musées, écoles d'arts...).

samedi, avril 26 2008

La massacre des Tutsi par balles



La première partie de l'intervention de Serge Farnel à l'occasion de la conférence de Genève du 19 avril 2008 a été consacrée au "génocide des Tutsi par balles".

Farnel revient, à cette occasion, sur l'implication de la France officielle dans ce génocide.

Ecoutez ses propos en suivant le lien sur l'image ci dessus

mardi, décembre 11 2007

hu hu hu !

Les droits de " l'hommiste" : Le jeu




A l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme, la Ligue libyenne des droits de l’Homme et la FIDH interpellent le Président Sarkozy sur la question du respect des droits de l’homme en Libye à la lumière de la visite du colonel Kadhafi à Paris

Lettre ouverte au Président Sarkozy

"Journée internationale des droits de l’Homme : le respect des droits de l’homme en Libye à la lumière de la visite du Président Kadhafi à Paris"

Lundi 10 décembre 2007,

Monsieur le Président,

La Ligue libyenne des droits de l’Homme, une ONG en exil membre de La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) ainsi que du Réseau euro-méditérranéen des droits de l’Homme, et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ont l’honneur de s’adresser directement à vous, à l’occasion de la visite du président Kadhafi à Paris et les entretiens que vous allez avoir avec lui et que nous espérons fructueux.

Nous sommes persuadés, Monsieur le Président, que la paix et la réalisation des droits de l’homme dans la région méditerranéenne sont des sujets de préoccupations majeurs pour la France, la Libye ainsi que pour les autres pays. Elles revêtent l’une et l’autre une extrême importance, la première apporte des garanties crédibles quant à la paix dans notre région et la protection du droit à la vie, tandis que la seconde créé les conditions propices au plein épanouissement des facultés créatrices de l’homme. Il s’ensuit logiquement qu’il y va de l’intérêt légitime de tous de se préoccuper des droits de l’Homme, et de se pencher également sur d’autres facteurs connexes susceptibles d’y contribuer.

Nous sommes aussi persuadés, Monsieur le Président, que la paix et les droits de l’Homme ne peuvent se consolider que dans un environnement propice. Ils sont indissociables et leur préservation, leur protection et leur promotion sont tributaires d’éléments communs qui sont la démocratie, et la liberté. Aucun pays ne peut assurer la paix s’il n’est lui-même une société démocratique. Les philosophies et les politiques, telles qu’articulées et poursuivies par le gouvernement libyen dans le domaine des droits de l’Homme, sont fondées essentiellement sur la violence et l’intimidation de ceux qui osent encore penser autrement que le discours officiel. Elles propagent l’intolérance, détruisent les nobles aspirations de l’homme et sont la négation des valeurs humaines qui sont à la base même des droits de l’Homme et de la paix.

Monsieur le Président,

La Libye a connu au cours des trois dernières décennies des violations graves des droits de l’Homme directement entreprises ou tolérées par un pouvoir dont la structure se prête à tous les abus. Cette structure se caractérise essentiellement par sa concentration exceptionnelle entre les mains d’un très petit nombre de personnes autour du président kadhafi, le Leader, qui n’a jamais été élu. Le Leader est président à vie et ne peut être destitué. Il est le Chef de l’Etat, le Commandant en Chef des Forces armées et le Leader des Comités révolutionnaires. Le leader est officiellement au dessus des lois et est, par conséquent, responsable de rien, ne rend compte à personne et à aucune institution. Il n’est responsable ni devant le peuple ni devant un parlement qui, par ailleurs, n’existe pas. Toutes les institutions de l’Etat, y compris les ministres et les hauts fonctionnaires, sont responsables individuellement devant lui et c’est à lui seul qu’ils rendent compte de leur activité.

Le Président Kadhafi gouverne le pays par l’intermédiaire d’un parti dirigeant « révolutionnaire », le Parti des Comités Révolutionnaires dont l’hégémonie ne laisse effectivement aucune marge pour le libre choix des citoyens et s’assure qu’une idéologie controversée mais déterminée soit reflétée dans tous les rouages de l’Etat. Ses membres se sont servis de la structure « unique » de l’Etat pour consolider un ordre qui ne permet la jouissance pratiquement d’aucun droit de l’Homme ni d’aucune liberté. Il est difficile, considérant le quadrillage du pays par des réseaux parallèles d’informateurs, composés notamment de membres de tribus, d’amis et de parents mis en place dans le pays et l’existence de services de sécurité qui s’immiscent dans les affaires les plus privées de l’individu, d’évoquer la jouissance d’une liberté quelconque en Libye. Les abus du pouvoir sont permanents.

Monsieur Le Président,

La Libye s’est finalement ouverte à l’étranger comme la visite du Président Kadhafi l’atteste. Oui la Libye s’est finalement ouverte pour les marchands d’armes, les compagnies pétrolières, les holdings et les trusts mais pas aux libyens. Les Libyens continuent à être jugés par une justice totalement au service du régime. Ils continuent de ne pas jouir de leurs droits humains les plus élémentaires tels que le droit de choisir librement leur gouvernement dans des élections générales libres, périodiques, et par bulletin secret. Ils continuent d’être privés de leur droit à la liberté d’expression, à la liberté d’association, à une éducation moderne et à une médecine adéquate. Le salaire moyen du libyen s’est dramatiquement effrité depuis 1981, date du dernier ajustement salarial, d’une manière désastreuse de telle manière que le salaire mensuel moyen n’est que de l’ordre de 150 euros par mois.

La Ligue libyenne des droits de l’Homme et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme sont convaincues que la Libye, malgré la prétendue ouverture, continuera à être un gouvernement imprévisible à moins que cette ouverture vers l’extérieur ne soit enfin suivie par une ouverture vers l’intérieur. Le système politique autoritaire libyen n’est pas seulement anti-démocratique mais, plus grave encore, n’a pas la volonté de se démocratiser. Le système persiste dans sa fuite en avant en méprisant toute opposition et en refusant tout dialogue libre avec ses opposants généralement qualifiés de "chiens errants". Les prisons reçoivent chaque jour des nouveaux prisonniers de conscience et des nouvelles arrestations sont opérées presque quotidiennement. Une protestation dans la prison de Busleem en juin 1996, pour absence de minimum d’hygiène, s’est soldée par le massacre terrible de 1 200 prisonniers. Un simple appel pour le respect du droit à la liberté d’expression s’est soldé en février 2007 par l’arrestation de ses 12 signataires. Ils sont toujours en prison dans des conditions déplorables.

Il est important que la France sache, à la veille de la visite du Président Kadhafi, que la Libye est toujours gouvernée par la même structure et que les droits inhérents à un système de gouvernement démocratique tels que le droit à la liberté d’expression, à la liberté d’association, de réunion, d’information, etc. n’existent pas et doivent être rétablis et surtout garantis à tous les libyens. A cet égard la volonté du peuple doit redevenir le fondement du pouvoir comme il est stipulé dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il est impératif, pour l’instauration de la démocratie, la stabilité et la sécurité en Libye, synonyme de paix dans la région, qu’une constitution démocratique, qui fasse de la volonté du peuple librement exprimée, par un vote secret et au suffrage universel, le fondement de tout pouvoir et la source de toute légitimité.

La Ligue libyenne des droits de l’Homme et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme comptent beaucoup sur la consolidation de la coopération franco-libyenne qui, à notre avis, n’a de sens que si elle fait du respect des droits de l’homme en Libye un sujet central. Il ne fait pas de doute que ceci exige des réformes profondes de l’Etat libyen dont les structures actuelles ne peuvent garantir ni le respect des droits humains, ni même la consolidation de la coopération franco-libyenne.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos profonds respects.

Soliman Bouchiguir, Secrétaire Général de la LLHR

Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH

Contact Presse + 33 1 43 55 14 12 / + 33 1 43 55 25 18 (Karine Appy)

Source

Enculé !!!

Ca fait du bien !!!!

lundi, décembre 10 2007

Bienvenue à gattaca

lundi, novembre 26 2007

APPEL À SIGNER LE "MANIFESTE DES INNOMBRABLES"


« Manifeste des Innombrables ».


En le signant, vous affirmerez un soutien actif à ceux qui sont  poursuivis, vous prendrez un engagement personnel qui va bien au-delà d’une  simple pétition, vous affirmerez que s’en prendre aux étrangers, c’est s’en  prendre à nous mêmes ; que défendre leurs droits, c’est défendre les nôtres!

Ce communiqué est à télécharger sur le site (document ci-dessous), ou à retirer auprès des  collectifs RESF locaux.

Il est à renvoyer, complété et signé à :
RESF c/o  EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 PARIS
           

          
   
Texte à télécharger et à renvoyer signé, avec coordonnées complètes à :

RESF
c/o EDMP
8 Impasse Crozatier
75012  Paris

lundi, novembre 19 2007

Je ne dirai qu'une chose : Argh !



Anti-grèves: la vidéo de la vraie manif de droite

Argh !

mardi, octobre 30 2007

Rafle en 2007

Cela vient de se passer cette fin de matinée, entre la rue de la République et le Cours Gambetta à Montpellier :

Des policiers qui arrêtent les bus systématiquement, qui contrôlent certains passagers au faciés, c'est à dire qui ressemblent à des étrangers, qui font descendre, femmes, hommes ,poussette, qui embarquent sans discussion et sans ménagement, et même violemment comme cette femme (qui pourtant avait des papiers) qui allait chercher ses enfants à l'école (qui attendent toujours leur mère dont nous n'avons aucune nouvelles 3 heures après)...

Nous l'avons vu de nos propres yeux puisque nous la CIMADE avons pris des photos et avons même été controlé et vilipendé pour ce fait... Nous avons appelé le cabinet du Préfet pour lui dire notre émotion devant cette femme en pleurs qui a assisté à l'embarquement de son amie pourtant en règle.

Cela porte un nom : Une rafle. Tout simplement. Le terme est approprié. Et, nous ne pouvons même plus mettre des guillemets.

Et, nous ne confondons rien...nous ne faisons pas ici de parallèle entre 1942 et 2007.

Les situations ne sont pas comparables. Rien à voir. Les raflés ne sont pas envoyés vers l'indicible. Ils disposent encore un peu, de recours d'un état de droit. Le pouvoir qui a donné ces consignes a été légitimement élu. Etc.

De même que nous n'amalgamons pas, comme un premier réflexe, ce qui revient de la chasse systématique des étrangers qui a tendance à ce developper : objectifs chiffrés d'expulsions donnés par le pouvoir à sa police, des policiers forçant une porte au petit matin, ou encore des convocations-piège à la préfecture...

Mais n'en déplaise à quiconque... ce à quoi nous avons assisté...et nous en sommes meurtri que cela se passe en France aujourd'hui...

Cela s'appelle une RAFLE!!!

Afin de faire l'autopsie de cette rafle, la CIMADE lance un appel à témoin.

Tous ceux qui ont assité à ces faits peuvent appeler au tel : 04 67 06 55 02

Source

Marquage des étrangers


Peut-on barder au feutre vert le dos de la main d'une demi-douzaine de sans-papiers? C'est la question que pose le Mrap dans la région de Dunkerque, après avoir photographié plusieurs étrangers, un chiffre inscrit sur la peau.

Le 24 octobre, Aissa Zaibet, du Mrap local, raconte avoir rencontré "dans un bosquet", une cinquantaine d'étrangers en transit qui arrivaient de Lille et à qui il destinait "de la nourriture et des couvertures". Sur le poignet de l'un d'entre eux, il découvre en lui serrant la main un chiffre au marqueur vert. Il raconte:

"En apercevant cela, je l'ai prié en arabe de relever la manche de son blouson, et c'est alors que j'ai compris que c'était un chiffre. J'ai demandé combien étaient dans ce cas-là: ils étaient six ou sept. Ils disent avoir été arrêtés quelques heures puis relâchés à Lille, avant de gagner le littoral dunkerquois."

Depuis le milieu de la semaine dernière, le militant du Mrap alerte peu à peu son réseau associatif et dénonce "des pratiques inhumaines". Il a également adressé un courrier à Rama Yade, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (respectivement secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale et ministre de l'Intérieur) "parce qu'on ne peut pas marquer les gens comme des bêtes".

Au Mrap, on précise ignorer encore qui, du centre de rétention ou d'un commissariat de l'agglomération lilloise, a marqué la main des migrants. Mais, sur son blog, l'an dernier, Aissa Zaibet racontait déjà, photo à l'appui, un précédent identique, en janvier 2006.

Chez Emmaüs Dunkerque, Jean-Pierre Masclet confirme que ce n'est pas la première fois que de telles pratiques se font jour:

"Avec l'été, les choses s'étaient calmées. Mais depuis plusieurs années et la fermeture de Sangatte, j'ai constaté régulièrement des chiffres au marqueur sur la main de migrants. C'est la Police de l'air et des frontières qui procède ainsi, notamment l'hiver, pour aiguiller les gens vers des bus dans le cadre du plan 'grand froid' et les envoyer dans des centres d'hébergement, par exemple des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada). Rouge pour un centre, bleu pour un autre. C'est scandaleux!"

Sollicitée lundi soir, la PAF, à Dunkerque comme à Lille, ne donnait pas suite aux questions de Rue89.

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samedi, octobre 20 2007

Michel Sardouille-La rupture tranquilou

5 min de répit pour la planète, le 23 octobre



Le 23 octobre 2007 de 19H55 à 20H, l’Alliance pour la Planète, collectif de plus de 70 ONG environnementales, nous appelle, en France et en Europe, à éteindre la lumière pour observer 5 minutes de clair obscur écologique.

Le 1er février 2007, l’Alliance pour la Planète avait lancé son premier « 5 minutes de répit pour la planète ». Avec une économie d’environ 800 mégawatts, cette opération avait impliqué 3 millions de ménages. Depuis, l’opération a été reprise en Australie et aux Etats-Unis.

L’objectif de cette action n’est pas de faire économiser de l’énergie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faut plus que 5 minutes d’extinction des lumières pour sauver notre planète. 5 minutes de répit pour la Planète est avant tout une action de mobilisation citoyenne qui symbolise l’engagement de tous pour demander des actions concrètes et ambitieuses pour réduire notre empreinte écologique.

Les négociations finales du Grenelle s’engageront le 25 octobre. Le 23, chaque lumière éteinte sera un brillant appel à des mesures de rupture pour faire entrer notre pays sur la voie de l’excellence environnementale. Parce que ces questions dépassent nos frontières et compte-tenu de la future présidence française de l’Europe en 2008, l’Alliance pour la Planète invite, pendant ces cinq minutes, l’ensemble des citoyens européens à agir.

Plus particulièrement concernant le dérèglement climatique, l’Alliance rappelle le défi majeur consistant à limiter le réchauffement global en deçà de 2 degrés d’ici 2100, seuil entériné par l’UE et les ONG et au-dessus duquel, selon les scientifiques, les conséquences deviendraient difficilement maîtrisables. Pour cela, il faut impérativement diminuer les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d’au moins 30% d’ici 2020 par rapport à 1990. Comme cela a été démontré, c’est un défi que la France peut relever et qui est le point de passage obligatoire pour atteindre l’objectif qu’elle s’est fixée pour 2050 (loi POPE 13/07/2005). Aussi l’Alliance appelle le gouvernement français à inscrire cet objectif dans les conclusions du Grenelle de l’Environnement et à promouvoir immédiatement cet engagement majeur auprès des Etats membres de l’Union Européenne.

« Nous avons un défi à relever ensemble. Nous espérons que, tous, nous éteindrons nos lumières : particuliers, entreprises, pouvoirs publics. L’antagonisme n’est plus de mise. Il est temps de joindre nos efforts pour soulager la Terre de la pression constante que nous lui imposons. »

L’alliance pour la planète

Retrouvez toute les informations sur www.5minpourlaplanete.org (en ligne mercredi 10 octobre) Contacts presse : Caroline Prak / +33 686 415 343 (Amis de la Terre) Emmanuelle Brisse / +33 688 881 826 (Greenpeace) Jacques-Olivier Barthes / +33 624 967 527 (WWF-France)

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Journée de la glande le 23 octobre



La secrétaire d’Etat à la politique de la Ville Fadela Amara nous a pondu un plan gouvernemental pour les banlieues, qu’elle nomme, parce qu’elle a le sens de la formule, le plan "anti-glandouille".

Ce plan, ciblé sur l’emploi des jeunes des cités sensibles, a déjà donné lieu à une concertation par l’intermédiaire d’un blog sur internet qui a permis de recueillir plus de 10 000 contributions. (Mais qui a participé à ça ?)


Forte de cette popularité, notre Fadela s’emballe et déclare :
"Il y a une mesure qui est résumée par un concept, c’est tout simplement tolérance zéro pour la glandouille".

Et là, je m’interroge.
Que risque-t-on, demain, concrètement , si on est pris en flagrant délit de glandouille ?
Imaginons pour voir :

C’est lundi matin, et parce que vous avez compris que travailler plus pour gagner plus c’est des conneries tout ça, vous appelez le bureau pour dire que vous ne viendrez pas aujourd’hui.

Vous vous organisez une bonne journée de glande au lit, toutes lumières allumées (tant qu’on y est vous êtes contre les économies d’énergies) tout en fumant des clopes (parce que fumer tue).

Soudain, votre voisine, alertée par la lumière qui filtre sous votre porte appelle la police :
« Allo, le commissariat ? Venez vite, j’en peux plus, y’a quelqu’un qui glande dans l’appartement d’à côté ! »

Les flics débarquent. Vous n’avez pas eu le temps d’éteindre la téloche, vous ouvrez la porte en chaussons, c’est le drame.

« Bonjour Madame, on nous a signalé de la glandouille dans l’immeuble. Vous avez un certificat médical ? On peut savoir ce que vous foutez en chaussons ? Vous avez regardé Les Feux de l’amour ces deux dernières heures ? Veuillez nous suivre au commissariat »

L’histoire ne dit pas si vous finirez en taule, si vous perdrez votre emploi, si vous écoperez seulement de 50 heures de loisirs forcés...

Le militantisme pour le droit à la paresse n’est pas tout jeune (Paul Lafargue, 1880), mais n’a jamais été autant d’actualité.

Source

vendredi, octobre 19 2007

lol



Aidons la jeunesse en militant pour une journée sans sarko dans les médias !

jeudi, octobre 18 2007

L'espoir...

Et ça continue encore et encore...


Nous déplorons déjà l’utilisation éminemment contestée des expertises médicales osseuses et dentaires sur les mineurs étrangers arrivant en France à seule fin de décider arbitrairement qu’ils ont plus de 18 ans et sont donc expulsables .

Au CHU de LIMOGES, des médecins ont fait de l’excès de zèle en réponse à la demande du procureur de « procéder à tout examen clinique et radiologique » pour décider de l’âge de 2 jeunes filles congolaises.

En plus de la radio du poignet gauche, le médecin fait « un examen approfondi du système pileux ». La jeune fille est déshabillée et le médecin fait alors une description détaillée des poils sous les aisselles, de l’aréole des seins, des poils pubiens, description écrite dont ont eu connaissance les avocates des 2 jeunes filles concernées.

Les 2 expertises concluent que les jeunes ont plus de 18 ans.

La 1ère jeune fille a été convoquée par suite devant le tribunal correctionnel le 29 juin. Elle avait un acte de naissance indiquant sa minorité. Le tribunal s’est déclaré incompétent par rapport à l’expertise et a fait prévaloir l’acte de naissance.

La 2ème jeune fille était convoquée en octobre mais son audience est repoussée en janvier.

La préfecture bloquait sa demande d’asile jusqu’à l’audience prévue, au motif qu’il lui faudrait ou non un administrateur ad-hoc, selon la décision du tribunal ( + ou - de 18 ans)

Le RESF 87 entend dénoncer publiquement ces pratiques médicales :

  • parce qu’il ne s’agit pas de décider de la puberté des jeunes filles.

  • parce que, les obligeant à dévoiler leur intimité, ces examens portent atteinte à leur dignité.

  • parce que ces pratiques nous évoquent un passé tellement condamnable, récent et plus lointain. - parce que, pour satisfaire une politique de rejet massif des étrangers, les jeunes filles sont soumises à l’examen pubertaire …et les mères de famille au test ADN. A cet effet, RESF 87 organise une Conférence de Presse le mercredi 17 octobre à 14h30 à la Maison des Droits de l’Homme, 37 rue Frédéric Mistral, à Limoges


Source

 

 

Mercredi 17 octobre 2007, le Réseau Education Sans Frontières de Haute Vienne organisait une conférence de presse à la Maison des Droits de l’Homme de Limoges. Il s’agissait de dénoncer l’indignité à laquelle en ont été réduite des jeunes filles obligées de se soumettre à un examen de puberté.

Depuis plusieurs années, les autorités administratives et judiciaires avaient pris pour habitude de présumer coupables des jeunes étrangers arrivant à Limoges et en possession d’un titre d’état civil indiquant un age inférieur à 18 ans. Ainsi le parquet de Limoges décidait d’utiliser des compétences médicales en astreignant ces jeunes mineurs à devoir passer une radio des os. A plusieurs reprises, des jeunes mineurs ont été poursuivis pour faux et usage de faux avec pour seule pièce à l’appui, le rapport d’un médecin concluant que la personne était probablement majeure.

Cependant, plusieurs fois, le Tribunal de Grande Instance de Limoges et la Cour d’Appel ont renvoyé les autorités locales dans les cordes en se déclarant incompétents. Par cette prise de position, ils ont clairement signifié que les tests osseux, avec une marge d’incertitude qui peut atteindre les 18 mois, ne permettaient pas d’établir juridiquement l’âge de la personne.

Loin d’avoir renoncé, dans ce harcèlement judiciaire, la justice n’hésite plus depuis quelque mois à demander à un médecin de procéder à un examen de puberté pour tenter d’établir l’âge de la personne. Il faut imaginer la situation subie par ces deux jeunes filles à Limoges en étant contraintes à un examen dont le seul but était d’établir un rapport médical destiné aux juges. Il faut dire que les éléments figurant dans le rapport tel que la description du "système pileux" ou du "sexe" constituent plus un outrage voire une humiliation pour la personne jugée qu’un élément judiciaire probant.

Ces faits sont aussi à remettre dans le contexte actuel où le gouvernement tente de faire adopter un texte de loi sur les tests ADN. Tout cela s’inscrit dans des pratiques qui visent de plus en plus à instrumentaliser les techniques de la médecine pour en faire des armes contre les êtres humains. On peut surtout s’inquiéter que le rejet de l’étranger se traduise ainsi dans les faits.


Source

mercredi, octobre 17 2007

De qui se moque t-on ?



La lecture de la lettre de Guy Môquet dans les écoles se fera le lundi 22 octobre dans un cadre très controversé. Les parents et enseignants ne sont pas très favorables à cette pratique de récupération politique au sein du système scolaire. Même les proches de Guy Môquet ne goûtent pas ce soit-disant hommage comme le montre le témoignage de Odette Nilès, amie intime de Môquet.

Plusieurs enseignants ont déclaré qu'ils ne participeraient pas à cette lecture. Un syndicat a même appellé à faire grève contre cette intervention politique intolérable.


Mouhahahaha !

Discours de Sarkosy sur Guy moquet et la résistance avec en bouquet final  le chant des partisans... vaut mieux en rire qu'en pleurer... Propagande honteuse de la part de l'homme responsable de la loi sur l'ADN qui fait tant de controverse dans notre chère république "démocrasseuse" ...

Va t-il falloir subir les caprices de ce personnage médiatique à chaque fois qu'il verse une petite larme sur la résistance ?


mardi, octobre 16 2007

Touche pas à mon ADN !!



Signez la pétition !

Trois étudiants interpellés par la police pour crime de lèse-Sarkozy


Trois étudiants de l’Unef de La Rochelle ont été entendus par la police, avant d’être relachés, la semaine dernière. Ils collaient une affiche montrant Nicolas Sarkozy faisant un doigt d’honneur.     La critique du président Sarkozy devient-elle un jeu dangereux? La semaine dernière, dans la nuit de mercredi à jeudi, trois étudiants de La Rochelle, membres du syndicat étudiant Unef, ont été arrêtés et entendus par la police. Leur crime? Avoir collé une affiche montrant un Nicolas Sarkozy faisant un doigt d’honneur. Il s’agit de la nouvelle campagne d’affichage du syndicat étudiant de gauche. Les trois jeunes, relâchés dans la nuit, ont été entendus dans le cadre d'une enquête sur la base d’outrage et de dégradation légère, transmise au procureur. Il doit se prononcer sur d’éventuelles poursuites. «Alors que nous collions l’affiche, les policiers sont arrivés à notre hauteur. Ils voulaient savoir ce que nous collions, nous ont laissé finir – sûrement pour attendre un flagrant délit – avant de nous emmener», raconte Thomas Thimonier, président de l’Unef La Rochelle.

Au poste, les policiers ont voulu savoir où les étudiants avaient collé les affiches et ce qu’ils en pensaient. «Une question m’a particulièrement surpris. Ils m’ont demandé : "Si Monsieur Sarkozy avait une croix gammée sur le front ou faisait un salut hitlérien, auriez-vous collé l’affiche ?" » se souvient Thomas Thimonier. Même s’il reconnaît que l’affiche «est assez choquante», il estime la situation «aberrante». «La susceptibilité du président est défendue par la police» estime pour sa part Juliette Griffond, responsable de la communication de l’Unef.

L’affiche, qui commence à être placardée dans toute la France, fait aussi parler d’elle en région parisienne. Certains membres de l’Unef de l’université Paris 12 de Créteil (Val-de-Marne) croient savoir que des instructions auraient été données par l’administration pour arracher ces affiches quand elles seront collées. A la présidence de l’université, on assure en revanche «qu’aucune consigne particulière n’a été donnée en ce sens».

Les étudiants de La Rochelle seront-ils au final poursuivis au titre d’offense au chef de l’Etat, chef d’accusation qui figure dans la loi sur la liberté de la presse de 1881 ? Il n’a pourtant pas été utilisé depuis Georges Pompidou. Quant aux médias, ils s’intéressent encore peu à l’affaire, hormis les médias locaux. Et si la télévision belge lui a consacré un reportage, les téléspectateurs français peuvent encore attendre.  

Article de libération 

lundi, octobre 15 2007

L'agneau qui ne voulait pas être un mouton de Didier JEAN et ZAD





Editions SYROS 2003
Soutenu par
AMNESTY INTERNATIONAL

Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.


 Sujet : Les moutons ont toujours été dévorés par les loups. Personne ne réagit donc quand le loup s'attaque aux plus faibles, par contre le jour où le bélier est dévoré, tous les moutons s'inquiètent.

Si même le plus fort se fait manger, qui viendra les défendre quand arrivera leur tour? Commentaire : Les auteurs, à travers cette fable morale écrite en langage soutenu, ont voulu faire réfléchir le lecteur sur son attitude vis à vis de ses contemporains : faut-il attendre d'être directement concerné par un évènement pour réagir?
Les illustrations sont en parfaite adéquation avec le texte et en cela rendent bien le côté répétitif de ce dernier. Cet album constituera un bon support pour entamer une discussion de fond avec des enfants plus grands. Par contre, il est à craindre que les plus jeunes aient du mal à décrypter seuls le message derrière la fable. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur Depuis toujours, les moutons se font dévorer par le loup. Tout le monde est d'accord là-dessus. Alors quand le loup a emporté le mouton malade, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas malade. Quand le loup s'est attaqué au mouton noir, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas noir. Mais quand le loup a englouti le bélier, on s'est dit que notre tour allait bientôt arriver...

Petit Gris de Elzbieta


Editeur Pastel-Ecole Des Loisirs

Un jour, Petit-Gris et ses parents attrapèrent la pauvreté. Ils durent quitter leur maison, des chasseurs à leurs trousses. Mais Petit-Gris savait ce qui pouvait les sauver...
A partir de 7 ans.

J’ai écrit Petit gris après avoir vu une scène de rue entre un enfant et un sans-logis. Il y avait un SDF assis par terre, une famille est passé devant, le papa, la maman et un enfant de 3 ans½-4 ans. L’enfant était à la hauteur du type à terre : ils se sont fait des petits signes d’amitié. Les parents ne se sont rendus compte de rien. Pourtant, le petit garçon s’est retourné plusieurs fois pour faire d’autres signes de la main. Quand j’ai vu ça, je me suis dit : pourquoi ne pas lui parler de ce qu’il voit mieux que les adultes ? Pourquoi faire semblant ? On ne va pas lui dire que ce sans-logis aime s’asseoir par terre, c’est ridicule.

Le thème citoyen de la pauvreté

Ce thème a toute sa place à l’école où la construction d’une attitude citoyenne passe par un questionnement sur la réalité de la vie sociale (pauvreté, misère, injustice, exclusion).

La lecture de l’œuvre est à aborder dans un contexte plus large de problématisation de la pauvreté, de la précarité à l’occasion, par exemple, d’un débat en classe sur : « qu’est-ce que la pauvreté ? »

La lecture de l’œuvre peut être complétée par la lecture de textes informatifs (articles de presse, sur les « sans abris », les « sans papiers », la trêve hivernale ») de textes en réseau.

Piste de lecture

mardi, octobre 9 2007

Leo Ferré - Le chien




Le texte

lundi, septembre 17 2007

Manifeste des Désobéissants


Nous sommes un certain nombre à penser que la situation inquiétante de notre planète nous impose de retrouver le chemin de formes d’action et de lutte plus efficaces et plus radicales. Nous croyons que la réalité des rapports de force que nous subissons en matière de nucléaire civil et militaire, de protection de l'environnement contre les pratiques de certaines multinationales, de mondialisation de l’injustice sociale, etc. exigent de renouer avec une culture de la désobéissance civile/civique, de l'action directe non violente, du refus radical et ludique.

Conscients des limites liées aux modes traditionnels de mobilisation (pétitions, manifestations...), qui ne nous valent que de trop rares victoires, et n'attirent plus guère les nouvelles générations de militants, nous avons décidé de former un réseau informel de militants de l'action directe non violente. Parce que nous voulons nous battre pour la défense de la vie et de la justice sociale, nous avons décidé de nous organiser en un groupe de volontaires et d'activistes prêts à agir de manière directe et non violente aussi souvent que nécessaire/possible.

Nous sommes des faucheurs d'OGM, des démonteurs de panneaux publicitaires, des clowns activistes, des dégonfleurs de 4x4 de ville, des inspecteurs citoyens de sites nucléaires, des intermittents du spectacle, des activistes écologistes, des hébergeurs de sans papiers, etc. Nous pensons que nos luttes et nos méthodes relèvent d'une dynamique alter mondialiste plus indispensable que jamais, et que c'est ensemble, et dans l'action directe non violente, que nous rendrons possible la transformation radicale de notre société, et de ce fait notre survie à tous dans un monde redevenu vivable.

Dans un premier temps, nous avons décidé de nous former à l’action directe non violente, et aussi de faire émerger parmi nous des formateurs d’activistes, afin de démultiplier les formations et d’élargir ainsi nos rangs, tout en diffusant la culture de l’action directe non violente. Des stages se tiennent régulièrement, auxquels vous pouvez participer en vous inscrivant auprès de nous. Vous pouvez y participer quelle que soit votre expérience du militantisme ou de l’action directe non violente. Ces stages sont aussi l’occasion de discuter la préparation d’actions concrètes.

En espérant vous compter nombreux parmi nous,

Xavier Renou
Pour le collectif initiateur du Manifeste des Désobéissants
http://www.desobeir.net/

vendredi, septembre 14 2007

Camisole



 « Lettre à celui qui voudrait remettre les bénéficiaires du RMI au travail... » (extrait)

Je crois qu’on se pose encore et toujours la mauvaise question.
On se demande : « comment sortir les gens du RMI ? » alors qu’il faudrait se demander : « pourquoi ces gens sont-ils au RMI ? »

Mais cette question là, personne ne se la pose (à part dans certains cercles de réflexion qui ne semblent pas avoir l’oreille des politiques et des médias).

Et si on ne se la pose pas, c’est parce que les réponses feraient apparaître que le modèle social actuel n’est tout simplement pas adapté à tous les individus qui composent la société. Ce n’est certes pas nouveau. Mais c’est flagrant. Est-ce si difficile à concevoir ?
Est-ce si difficile de concevoir que le monde du travail salarié, de la consommation etc.. suppose un certain type d’individu, qui tient le coup, qui a les forces pour s’y réaliser, tandis qu’il ne s’accorde pas aux spécificités d’individus border-line ou illettrés par exemple ?

Et pourquoi donc voudriez-vous que ces personnes en difficulté accèdent et réussissent soudainement dans des activités dont personne ne veut (le bâtiment par exemple, les travaux publics, la restauration) ?

Je crois que les politiques et une grande partie de l’opinion publique se voilent la face concernant l’étendue des dégâts inhérents aux modalités de la vie sociale contemporaine dans ce pays. Ce n’est pas propre à la France, certes, c’est probablement pire en Angleterre.

Or se voiler la face, faire l’autruche, oublier, c’est exactement ce qui est requis pour s’insérer socialement. J’exagère à peine.
Même si je ne suis pas d’accord avec toutes leurs conclusions, lisez tout de même le dernier livre de Charles Melman (un psychanalyste), L’Homme sans gravité, (Gallimard) ou encore le désormais classique de Alain Ehrenberg, La Fatigue d’être soi, (Odile Jacob).

Ce qui se révèle avec l’expansion de la pauvreté dans ce pays, ce n’est pas que la propension à la paresse s’accroisse, c’est plutôt l’incapacité de la société à faire une place à celui qui n’est pas en mesure de s’inscrire dans le modèle qu’elle promeut. Après des décennies de discours apitoyés sur l’exclusion, au cours desquels l’opinion publique, dans sa majorité, avait appris à tolérer les personnes en situation d’échec social, considérant que personne n’était à l’abri d’un tel destin, voilà qu’on assiste aujourd’hui au retour du bâton, un bâton aveugle, qui frappe sans distinction. Le bâton plutôt que la parole et l’écoute : faut-il qu’on ait peur d’écouter ce que l’autre aurait à nous dire ? faut-il qu’on le souhaite et qu’on le désire ce bâton pour ne pas entendre ce qu’on devine malgré tout ?

jeudi, septembre 13 2007

Délit de faciés ?


Les candidats au regroupement familial pourraient bientôt être autorisés à avoir recours aux tests ADN pour prouver un lien de filiation. C'est ce que propose un amendement au projet de loi sur l'immigration, adopté mercredi 12 septembre par la commission des lois de l'Assemblée nationale.
"Cette procédure ne pourrait être mise en œuvre qu'à l'initiative d'un demandeur désireux de prouver sa bonne foi le plus rapidement possible", a affirmé le député UMP Thierry Mariani, auteur de l'amendement.
Selon lui, la procédure est "sûre et rapide". Elle est déjà "utilisée par 11 de nos partenaires européens", et permettra de "répondre au développement de la fraude documentaire".
L'amendement a suscité de vifs débats au sein de la commission de lois. Les socialistes ont mis en doute la possibilité de réaliser de tels tests ADN dans les pays d'origine, et ont également soulevé la question des enfants adoptés ou recueillis.
Plusieurs députés UMP, notamment François Goulard et Etienne Pinte, ont eux aussi critiqué cet amendement et ont voté contre. François Goulard a mis en avant des obstacles, tandis qu'Etienne Pinte s'est interrogé sur l'opportunité d'appliquer à des ressortissants étrangers des tests qui ne sont autorisés en France que sur décision judiciaire. (nouvelobs.com)

 

Sans compter qu'une fois ce système mis en place, de nouveaux mensonges sur l'immigration convaincra rapidement le public de le rendre obligatoire. Et une fois l'ADN passée, rappelons qu'un immigré devra toucher 1,33 fois le SMIC pour amener sa famille, sans tenir compte évidemment des discriminations à l'embauche.

mercredi, septembre 12 2007

Inacceptable




Aujourd'hui en France, se passe à l'abri des médias,  et surtout de l'opinion public une atroce déportation.  Il est temps de relayer ce qui se passe. Et surtout AGIR, afin que cette ignominie cesse enfin. Je laisse vos consciences de citoyen de la France s'éveiller à la situation honteuse dans laquelle nous jette ce gouvernement fervent défenseur du "liberté, égalité, fraternité". J'ai honte pour eux.

Chaise vide à Montbéliard
Sabina et Salko Musanovic et leurs 2 filles (Saldina 7 ans, scolarisée à l’école Coteau Jouvent, à Montbéliard et Sumaja, née en France en 2006), arrêtés le 30 août à Montbéliard, ont été expulsés ce matin 8 septembre. Musulmans de la République Serbe, déboutés de l’asile malgré le fait qu’ils sont Musulmans de Serbie (7 000 d’entre eux massacrés en quelques jours à Srebrenica), ils seront dans quelques heures de retour dans un pays hostile. Devant l’école Coteau Jouvent, à Montbéliard trône sa chaise vide sur laquelle est apposée une affiche « Saldina, 7 ans, absente mardi 4 septembre, jeudi 6 septembre. Motif de l’absence : enfermée au Centre de rétention administrative de Rouen par le gouvernement français ».
 

Scènes de chasse dans les Ardennes
Dans les Ardennes, la préfète Delmas-Comolli ne recule devant rien pour diversifier son tableau de chasse et satisfaire son ministre en lui offrant les 111 têtes exigées. Adepte de la chasse aux amoureux, elle a ainsi, en août, fait expulser Younès, jeune boulanger tunisien à quelques jours de son mariage avec une française. Félicitations ! Il ne fait pas bon être amoureux d’un étranger au pays où Madame Delmas-Comolli est préfète et Monsieur Hortefeux ministre !
 

Cinq prises, dont trois jeunes, à Revin
Mardi 28 août, 7 heures du matin, une armada de policiers sort de cinq voitures devant le CADA de Revin, dans les Ardennes. Toute la famille Isufi, le père, la mère, le fils Valdrin, 20 ans, les trois filles Hamida, 16 ans, Driana, 14 ans, et Violanda, 11 ans sont embarqués et placés en rétention (sauf Valdrin, libéré pour vice de forme dans la procédure).
Bien que Kosovar M. Isufi a pris parti pour les Serbes pendant la guerre de 1998- 1999… un choix par la suite durement payé par toute la famille, enfants compris. En 2005, ils s’enfuient et demandent l’asile en France. Refusé. Croyant aux assurances des autorités françaises selon lesquelles le Kosovo serait redevenu sûr, ils acceptent l’aide au retour en avril 2006. Mais dès leur arrivée, ils sont considérés comme des espions et sont de nouveau harcelés. Valdrin est agressé et passé à tabac. Hamida subit trois agressions graves. M. Isufi est laissé pour mort le 15 novembre 2006. Après trois semaines d’hospitalisation, il est placé en hôpital psychiatrique. Sa femme et ses quatre enfants fuient de nouveau en France en décembre 2006, suivis par le père dès sa sortie d’hôpital en avril 2007.
C’est donc à cet enfer que Madame la Préfète souhaite renvoyer le père, la mère et les trois filles Isufi, pour complaire à son ministre. Bravo ! Les billets sont pris pour le 12 septembre.
 

Popov : expulsion imminente ?
La famille Popov a reçu hier soir notification du refus de l’OFPRA de tenir compte des fuites dont aurait bénéficié la police Kazakh, informée des déclarations des Popov la mettant en cause. Ils peuvent être expulsés à tout moment vers le Kazakhstan avec leurs deux enfants, Véronique, 4 ans et Geoffrey, 6 mois. Comme une partie des Kazakhs d’origine russe, Vladimir et Yekaterina ont été accusés d’avoir été des « colonisateurs » pendant l’ère soviétique. Toute la famille a fui vers la France et demandé l’asile. Ils ont été déboutés. Le beau-père de Yekaterina (second mari de sa mère) a été assassiné à son retour au pays après que sa demande d’asile en France ait été rejetée.
Vladimir et Yekaterina et leur fille, Véronique (4 ans) (Geoffrey n’était pas encore né, tous deux sont nés en France) avaient été arrêtés une première fois en octobre 2006. Ils avaient été libérés sur intervention du ministère de l’Intérieur avant d’être arrêtés une seconde fois et libérés à nouveau suite à une importante mobilisation à Charleville.
Le 27 août les gendarmes sont venus les cueillir à 7 heures du matin. Le lendemain, ils étaient levés à 3 heures du matin et conduits à Roissy où la police espérait les mettre dans un avion. Une expulsion minute en quelque sorte, longuement préméditée en dépit du fait que les Popov sont déchus de la nationalité Kazakh. La tentative d’expulsion express ayant finalement échoué, ils sont enfermés au centre de rétention d’Oissel où ils tentent une ultime démarche auprès de l’OFPRA, celle qui vient d’avorter. La mobilisation doit être totale pour empêcher l’expulsion imminente d’une famille apatride.
 

La chasse à la femme battue
La liste des exploits cynégétiques de Madame la préfète des Ardennes au service de son ministre ne serait pas complète sans le rappel (dépêche AFP Charleville-Mézières 7 sept 2007, 12h09) de son ardeur à chasser la femme battue. Une jeune femme biélorusse, mère d’un enfant de 6 ans, a perdu son droit au séjour après avoir fui son mari français condamné à 3 mois de prison avec sursis pour menaces de mort à son encontre. Sviatlana Tchibissova, 30 ans, "est sous le coup d’une reconduite à la frontière depuis novembre dernier. Donc elle est toujours susceptible d’être expulsée. Pour l’instant elle se cache", a indiqué vendredi un porte-parole de la préfecture à l’AFP. Début juillet, une lettre du directeur de cabinet de la Garde des Sceaux Rachida Dati, suggérait à la préfecture un "examen bienveillant" du dossier de Svietlana. "Ce n’est pas ce ministère qui est compétent", répond la préfecture des Ardennes, qui ajoute : "Nous avons des objectifs. Le ministère de l’Immigration nous demande de ne pas faire de régularisations à tort et à travers".
 

Des propos qu’on voudrait croire irresponsables
Dans une interview au Journal l’Ardennais du 7 septembre 2007, un certain Franck Chaulet, directeur de cabinet de la préfète des Ardennes tient, probablement sans mesurer ce qu’il dit, un discours à faire frémir (http://www.educationsansfrontieres....). Il faut le lire pour croire qu’en 2007, en France, un haut fonctionnaire puisse s’exprimer de la sorte ! A n’en pas douter son interview prendra place dans les anthologies.
Selon lui, les 111 expulsions exigées par le ministre qui sont « un repère, pas un quota » constituent « un objectif ambitieux ». On peine à en croire ses yeux ! Ainsi, ces dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants maltraités, arrêtés à l’aube, victimes de rafles au faciès, fouillés à poil dans les commissariats, menottés à chaque transfert, rudoyés, enfermés dans des centres de rétention crasseux, embarqués ligotés de la tête aux pieds et scotchés à leur siège d’avion seraient un « objectif ambitieux » ! On se flatte de n’avoir pas les mêmes ambitions que ce type là. Il précise, du même ton du crétin technocratique qui ne se rend pas compte de la monstruosité de son propos : « C’est la déclinaison locale de l’objectif national […] chaque département apporte sa contribution ». 111 vies bousillées, des dizaines d’enfants et de parents traumatisés à vie, l’humiliation du retour forcé vers un pays fui, la terreur pour certains et Monsieur le directeur de cabinet qui « décline localement » et « apporte sa contribution ». Il ajoute : « Ce chiffre est un ordre de grandeur, un indicateur comme nous en avons en terme de logement, chômage, sécurité routière ». Comment mieux dire le caractère démentiel de la politique conduite par ce gouvernement qui amène un haut fonctionnaire expérimenté à traiter de la vie des hommes dans les mêmes termes et de la même façon que du logement, du chômage ou de la sécurité routière. En d’autres temps, on a parlé de « crimes de bureau » pour ces fonctionnaires qui planifiaient paisiblement la déportation de leurs semblables. On n’en est pas là, l’expulsion des sans papiers n’est pas, n’a aucune commune mesure, avec les camps de la mort et Monsieur Chaulet n’est pas Eichmann. Mais quand même. Le doigt est mis dans un engrenage dangereux. Quand un haut fonctionnaire qui s’exprime devant la presse, en pesant ses mots en est à parler en occultant totalement le contenu humainement désastreux des mesures prises, il est temps, plus que temps, de s’inquiéter. Et que des voix s’élèvent, y compris au sein du corps préfectoral pour dire que trop c’est trop, et qu’on ne fera pas faire n’importe quoi à l’administration.

 

Ces propos sont relayés par RESF qui demande à ce que ces affaires soient largement diffusées.

Pendant ce temps là, Brice Hortefeux convoque les préfets pour engueuler ceux qui ne respectent pas leurs quotas.

vendredi, juin 15 2007

La non violence une stratégie


Bel exemple que celui de Sophie Scholl et de son frère (condamnés à mort par le régime nazi pour haute trahison) !


Or, devant le conflit, quelles sont les attitudes possibles ? Nous en voyons quatre, de prime abord. La première c'est de détourner la tête et d'éluder l'affaire, surtout si nous ne sommes pas directement attaqués, puisque, vous le savez, "nous avons toujours assez de courage pour supporter les maux d'autrui" (Chamfort). Tout compte fait, cette histoire ne nous regarde pas. Nous restons neutres, et d'ailleurs nous ne restons pas, nous nous esquivons discrétement. La seconde attitude c'est d'entrer bravement dans la bagarre, d'y rendre coup pour coup et deux pour un, si nous pouvons. La troisième c'est de tourner les talons et d'enfiler la venelle vite assez. La quatrième c'est de lever les mains, de tomber à genoux, d'implorer grâce, d'invoquer la clémence d'Auguste, bref de capituler. Voyez-vous une cinquième attitude possible ?

La cinquième attitude c'est la non-violence. La cinquième attitude exclut également les quatre autres. Exclut la neutralité, exclut la bagarre, exclut la fuite, exclut la capitulation. Bon ! Vous y êtes ? Nous y sommes, oui, mais nous sommes bien embarrassés. Car si je ne dois ni me battre, ni pas me battre, ni m'enfuir, ni me rendre, que dois-je donc faire ? Je comprends votre embarras. Pour vous tirer d'embarras vous n'avez qu'à consulter le manuel. Le manuel est facile à trouver. Vous n'avez qu'à le feuilleter du pouce et à chercher la page. Le manuel s'appelle l'Evangile. Vous connaissez ? Oui. Et que dit l'Evangile au sujet de la légitime défense, du châtiment des voleurs et des scélérats, de l'honneur de la Patrie, de la Sauvegarde de la Civilisation Chrétienne et des autres bonnes et belles raisons et nécessités de la guerre juste et de la peine de mort ? "Si l'on te frappe sur la joue droite, tu tendras la gauche. Si l'on t'arrache ton manteau, tu donneras aussi la tunique. Si l'on te force à faire cent pas, tu en feras deux cents." Bon ! Maintenant vous y êtes, car c'est tout à fait clair. Et vous savez par coeur ces paroles d'Evangile car vous êtes Chrétiens ou du moins il y a des Chrétiens parmi vous et vous avez toujours vécu au milieu des Chrétiens. J'en conclus que c'est ce que vous faites. Que jamais vous ne faites autrement. Que jamais vous n'avez vu un Chrétien faire autrement. Car celui que fait autrement n'est pas un Chrétien. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Christ : "Si vous aimez ceux qui vous aiment, si vous saluez ceux qui vous saluent, si vous prêtez de l'argent à ceux qui vous le rendront (avec un petit pourcentage) que faites-vous de plus que les païens ?" Il n'y a donc pas de doute : vous faites cela ! Et je remarque tout de suite qu'en faisant cela vous ne restez pas neutre, vous ne frappez et ne menacez pas, vous ne fuyez et ne reculez pas, vous tenez bon, vous tenez votre ennemi, vous n'allez plus le lâcher que le conflit ne soit résolu. Vous avez donc bien trouvé la cinquième chose à faire, chose si nouvelle, si originale, si hardie, que les gens en demeurent pantois. Reste à leur expliquer pourquoi vous faites cela. Ils ont peine à comprendre. Ils pourraient croire, les pauvres ! que vous êtes un vicieux et que vous aimez attrapez deux claques au lieu d'une.

Pan sur la joue ! Holà, monsieur, ne sortez pas, vous avez oublié quelque chose. Que j'ai deux joues, monsieur. Tâchez de leur expliquer, aux gens, pourquoi vous faites cela ! Et dites-leur d'abord que vous avez rarement rencontré un méchant assez vaillant et persévérant dans la méchanceté, pour profiter indéfiniment de l'ouverture et de l'impunité. Qu'il vous est même arrivé de voir des furieux s'arrêter comme foudroyés. Expliquez-leur pourquoi ! Dites-leur : Je fais cela parce que je sais que mon ennemi est un homme. Un homme, vous entendez, un homme ! Bah ! ce n'est pas la peine de crier si fort : tout le monde sait cela. Voire ! Vous le savez parce que c'est évident, mais surtout parce que vous êtes paisiblement assis sur une chaise. Mais dans le feu du conflit, quand votre sang n'aura fait qu'un tour, l'évidence ne va-t-elle pas tout à coup se retourner ? Et votre ennemi ne s'évertuera-t-il pas lui-même à vous fournir la preuve éclatante qu'il est une bête nuisible, un monstre, un démon ? Ce n'est pas maintenant, c'est alors, qu'il faut soutenir la difficile vérité : que c'est un homme : "Un homme comme moi". S'il est un homme, l'esprit de justice est donc en lui, comme en moi. Car l'esprit de justice est en tout homme. Car la justice est simple comme deux et deux font quatre. Et deux et deux font quatre pour le Blanc, pour le Nègre et pour le Jaune, pour le Papou comme pour le Français, pour les bons comme pour les méchants, pour moi et pour mon ennemi. J'attire tout de suite votre attention sur la force contraignante que recèle la simple proposition que deux et deux font quatre. Car, deux et deux étant posés, il ne dépend pas de mon bon ou mauvais vouloir, de mon savoir ou de mon ignorance, de ma force et de mon habileté, qu'il en résulte autre chose que quatre? Or ma cause doit être juste comme deux et deux font quatre, sans quoi la non-violence ne peut rien pour elle.



http://www.irnc.org/index.htm

http://nonviolence.fr/

http://desobeissancecivile.org/

http://www.forget-me.net/Nonviolence/

http://www.non-violence-mp.org/

http://www.nonviolence.ca/

http://unesdoc.unesco.org/images/0011/0 … 8082fo.pdf

mercredi, mai 9 2007

L’Appel des Résistants

Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont,Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et à transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 :

Sécurité sociale et retraites généralisées,

contrôle des « féodalités économiques »,

droit à la culture et à l’éducation pour tous,

presse délivrée de l’argent et de la corruption,

lois sociales ouvrières et agricoles, etc.

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?

Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.

Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

« Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».

Signataires :

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.


L'appel en vidéo

mardi, mai 8 2007

Désobéissance civile

Je n'avais pu écouter le discours présidentiel de votre nouveau président, nicola sarkosy. J'étais tellement assomée que j'avais preferé prendre du recul. C'est chose faite.

Je viens d'entendre et de lire ces mots. Je retiens ceci en particulier :

"Le peuple Français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je vais donc réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite… Je vais donc remettre à l’honneur la Nation et l’identité nationale. Je vais rendre aux Français l’identité de la France."

Je ne base pas mes valeurs de vie sur ces shémas nationalistes qui ont toujours engendré mépris et haine des minorités. Ces valeurs sont celles du fascisme et de l'extrême droite. Pas les miennes. Monsieur le président de certains français, je vous annonce, dés lors, que vous n'avez pas et n'aurez jamais de légitimité dans ma vie et mon foyer. Vous n'êtes pas mon président. Vous êtes l'ennemi de mes valeurs les plus profondes.

"Je vais en finir avec la repentance, qui est une forme de haine de soi. Et la concurrence des mémoires, qui nourrit la haine des autres."

La repentance est le premier chemin vers soi. La repentance est le premier pansement indispensable pour guerrir de ses blessures.

La haine, c'est le rejet de soi. Pas la repentance. Ce monsieur  dit aussi que le "connais toi, toi-même" est absolument inutile et abscons.

" [...] Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate : «Connais-toi toi-même». Cet aveu me glace - pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vaine, nulle, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ?
Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'Etat puissent gouverner celui qui règne ! "

C'est la méconnaissance qui nourrit la haine. C'est la perte de mémoire du peuple qui le conduit sur les traces d'un passé perdu. Monsieur sarkosy, vous incarnez le président de la haine et du mépris de la mémoire. Vous encrassez votre terre d'accueil par ces propos. J'ai honte pour les français qui ont applaudi ces mots de haine et  d'amnésie.

Dés lors, j'encourage tous les habitants de france et de navarre, qui n'acceptent pas l'ideologie extremiste de nicolas sarkosy,  à la désobéissance civile.


lundi, mai 7 2007

Deux enfants risquent le fichage génétique

Un article du nouvel obs dénonce le début de l'innomable !


Ce que je trouve scandaleux dans un premier temps, c'est le directeur du magasin qui porte plainte pour un délit aussi mineur !

Qui n'a jamais volé un jouet ou une bricole dans un magasin. Moi, je me souviens,  un jour je me suis faite prendre, je devais avoir 10  ans.  Le directeur m'a sermoné, j'ai pleuré.  Ma mère est venue  me chercher. J'ai jamais eu aussi honte de ma vie et jamais je n'ai osé recommencer.

Quel homme peut se permettre d'aller porter plainte contre deux enfants aussi jeunes? J'appelle ça de l'irresponsabilité adulte ! Un desengagement du role que chacun de nous devons avoir auprès de chaque enfant et pas que le sien. Il n'y'a pas que les parents pour éduquer les enfants. Le reste de la société se doit aussi de le faire dans différentes mesures. J'appelle celà du civisme. Dans certaines espèces animales, singes, loups, vivant en groupe, toutes les femelles prennent en charge la marmaille. J'appelle celà l'esprit de solidarité, l'esprit de meute, de tribu.

L'humanité et arrivée à un tel point de dégénérescence égoiste qu'elle préfère vendre son voisin plutot que de se mouiller.

Ce qui est encore plus scandaleux, c'est l'état qui permet de faire ça. J'appelle ceci une forme de dénonciation immorale.

Et pour finir, c'est ce fichage génétique sur mineur qui devient abominable. Comment peut on accepter celà, comment peut on laisser ficher des enfants, cataloguer à vie des enfants sans espoir de se faire pardonner sa bêtise. De se racheter ! N'est ce pas un des fondements de l'estime de soi que de permettre à un enfant de se racheter, n'est ce pas le responsabiliser ? La société veut elle des enfants incapables de s'autogérer, de prendre des leçons de son existence propre  ? N'est ce pas ça l'éducation en priorité ? Condamnés à perpet pour des délits aussi mineurs, sans compter le trauma que ça doit engendrer d'entrer ou être fiché dans un milieu criminel !

J'ai honte.

Sentiment

Résistance

Aujourd'hui, c'est la fin de ma citoyenneté. Je rentre dans les bas fonds souterrain. Ce blog sera une alternative au monde que l'on nous offre. J'ai décidé de lutter pour ne plus collaborer à ce système liberticide et capitaliste qu'incarne Nicolas Sarkosy. 

" Résister, c'est créer, Créer c'est résiter ! " J'ai entendu l'appel de nos anciens résistants  et  je compte utiliser toute mon energie et toutes mes compétences pour ruiner le diktat que l'on nous impose.

L'outil internet est formidable et encore libre d'expression.  Bien sur, mon action ne sera pas uniquement virtuelle. J'entends bien rejoindre des réseaux de résistance afin de lutter contre l'oppression et l'infamie. Ce blog sera mon journal d'expression alternative. J'y mettrai mes sentiments et ressentis sur ce monde qui m'oppresse de plus en plus.