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Créer c'est résister, résister, c'est créer

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jeudi, mai 1 2008

Appel à une mobilisation citoyenne pour l'art et la culture




Sauvons la culture !

Face au désengagement sans précédent de l'Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l'art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d'accéder à l'imaginaire et à la pensée, à l'éveil sensible et à l'esprit critique. Tous les champs et toutes les disciplines de l'art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l'enjeu démocratique. Emparez-vous de ce texte, signez-le et faites-le signer.

Et rendez-vous le mercredi 7 mai pour une grande journée de mobilisation nationale autour du texte, dans tous les lieux d'art et de culture (théâtres, lieux de spectacles et de danse, cinémas publics et privés, lieux d'expositions, lieux d'arts contemporains, lieux de culture multimédia, lieux de musiques, opéras, centres culturels, MJC, foyers ruraux, conservatoires, bibliothèques, médiathèques, universités, écoles, collèges, lycées, musées, écoles d'arts...).

mardi, décembre 11 2007

hu hu hu !

Enculé !!!

Ca fait du bien !!!!

lundi, novembre 26 2007

APPEL À SIGNER LE "MANIFESTE DES INNOMBRABLES"


« Manifeste des Innombrables ».


En le signant, vous affirmerez un soutien actif à ceux qui sont  poursuivis, vous prendrez un engagement personnel qui va bien au-delà d’une  simple pétition, vous affirmerez que s’en prendre aux étrangers, c’est s’en  prendre à nous mêmes ; que défendre leurs droits, c’est défendre les nôtres!

Ce communiqué est à télécharger sur le site (document ci-dessous), ou à retirer auprès des  collectifs RESF locaux.

Il est à renvoyer, complété et signé à :
RESF c/o  EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 PARIS
           

          
   
Texte à télécharger et à renvoyer signé, avec coordonnées complètes à :

RESF
c/o EDMP
8 Impasse Crozatier
75012  Paris

samedi, octobre 20 2007

5 min de répit pour la planète, le 23 octobre



Le 23 octobre 2007 de 19H55 à 20H, l’Alliance pour la Planète, collectif de plus de 70 ONG environnementales, nous appelle, en France et en Europe, à éteindre la lumière pour observer 5 minutes de clair obscur écologique.

Le 1er février 2007, l’Alliance pour la Planète avait lancé son premier « 5 minutes de répit pour la planète ». Avec une économie d’environ 800 mégawatts, cette opération avait impliqué 3 millions de ménages. Depuis, l’opération a été reprise en Australie et aux Etats-Unis.

L’objectif de cette action n’est pas de faire économiser de l’énergie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faut plus que 5 minutes d’extinction des lumières pour sauver notre planète. 5 minutes de répit pour la Planète est avant tout une action de mobilisation citoyenne qui symbolise l’engagement de tous pour demander des actions concrètes et ambitieuses pour réduire notre empreinte écologique.

Les négociations finales du Grenelle s’engageront le 25 octobre. Le 23, chaque lumière éteinte sera un brillant appel à des mesures de rupture pour faire entrer notre pays sur la voie de l’excellence environnementale. Parce que ces questions dépassent nos frontières et compte-tenu de la future présidence française de l’Europe en 2008, l’Alliance pour la Planète invite, pendant ces cinq minutes, l’ensemble des citoyens européens à agir.

Plus particulièrement concernant le dérèglement climatique, l’Alliance rappelle le défi majeur consistant à limiter le réchauffement global en deçà de 2 degrés d’ici 2100, seuil entériné par l’UE et les ONG et au-dessus duquel, selon les scientifiques, les conséquences deviendraient difficilement maîtrisables. Pour cela, il faut impérativement diminuer les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d’au moins 30% d’ici 2020 par rapport à 1990. Comme cela a été démontré, c’est un défi que la France peut relever et qui est le point de passage obligatoire pour atteindre l’objectif qu’elle s’est fixée pour 2050 (loi POPE 13/07/2005). Aussi l’Alliance appelle le gouvernement français à inscrire cet objectif dans les conclusions du Grenelle de l’Environnement et à promouvoir immédiatement cet engagement majeur auprès des Etats membres de l’Union Européenne.

« Nous avons un défi à relever ensemble. Nous espérons que, tous, nous éteindrons nos lumières : particuliers, entreprises, pouvoirs publics. L’antagonisme n’est plus de mise. Il est temps de joindre nos efforts pour soulager la Terre de la pression constante que nous lui imposons. »

L’alliance pour la planète

Retrouvez toute les informations sur www.5minpourlaplanete.org (en ligne mercredi 10 octobre) Contacts presse : Caroline Prak / +33 686 415 343 (Amis de la Terre) Emmanuelle Brisse / +33 688 881 826 (Greenpeace) Jacques-Olivier Barthes / +33 624 967 527 (WWF-France)

Source

Journée de la glande le 23 octobre



La secrétaire d’Etat à la politique de la Ville Fadela Amara nous a pondu un plan gouvernemental pour les banlieues, qu’elle nomme, parce qu’elle a le sens de la formule, le plan "anti-glandouille".

Ce plan, ciblé sur l’emploi des jeunes des cités sensibles, a déjà donné lieu à une concertation par l’intermédiaire d’un blog sur internet qui a permis de recueillir plus de 10 000 contributions. (Mais qui a participé à ça ?)


Forte de cette popularité, notre Fadela s’emballe et déclare :
"Il y a une mesure qui est résumée par un concept, c’est tout simplement tolérance zéro pour la glandouille".

Et là, je m’interroge.
Que risque-t-on, demain, concrètement , si on est pris en flagrant délit de glandouille ?
Imaginons pour voir :

C’est lundi matin, et parce que vous avez compris que travailler plus pour gagner plus c’est des conneries tout ça, vous appelez le bureau pour dire que vous ne viendrez pas aujourd’hui.

Vous vous organisez une bonne journée de glande au lit, toutes lumières allumées (tant qu’on y est vous êtes contre les économies d’énergies) tout en fumant des clopes (parce que fumer tue).

Soudain, votre voisine, alertée par la lumière qui filtre sous votre porte appelle la police :
« Allo, le commissariat ? Venez vite, j’en peux plus, y’a quelqu’un qui glande dans l’appartement d’à côté ! »

Les flics débarquent. Vous n’avez pas eu le temps d’éteindre la téloche, vous ouvrez la porte en chaussons, c’est le drame.

« Bonjour Madame, on nous a signalé de la glandouille dans l’immeuble. Vous avez un certificat médical ? On peut savoir ce que vous foutez en chaussons ? Vous avez regardé Les Feux de l’amour ces deux dernières heures ? Veuillez nous suivre au commissariat »

L’histoire ne dit pas si vous finirez en taule, si vous perdrez votre emploi, si vous écoperez seulement de 50 heures de loisirs forcés...

Le militantisme pour le droit à la paresse n’est pas tout jeune (Paul Lafargue, 1880), mais n’a jamais été autant d’actualité.

Source

vendredi, octobre 19 2007

lol



Aidons la jeunesse en militant pour une journée sans sarko dans les médias !

lundi, octobre 15 2007

L'agneau qui ne voulait pas être un mouton de Didier JEAN et ZAD





Editions SYROS 2003
Soutenu par
AMNESTY INTERNATIONAL

Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.


 Sujet : Les moutons ont toujours été dévorés par les loups. Personne ne réagit donc quand le loup s'attaque aux plus faibles, par contre le jour où le bélier est dévoré, tous les moutons s'inquiètent.

Si même le plus fort se fait manger, qui viendra les défendre quand arrivera leur tour? Commentaire : Les auteurs, à travers cette fable morale écrite en langage soutenu, ont voulu faire réfléchir le lecteur sur son attitude vis à vis de ses contemporains : faut-il attendre d'être directement concerné par un évènement pour réagir?
Les illustrations sont en parfaite adéquation avec le texte et en cela rendent bien le côté répétitif de ce dernier. Cet album constituera un bon support pour entamer une discussion de fond avec des enfants plus grands. Par contre, il est à craindre que les plus jeunes aient du mal à décrypter seuls le message derrière la fable. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur Depuis toujours, les moutons se font dévorer par le loup. Tout le monde est d'accord là-dessus. Alors quand le loup a emporté le mouton malade, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas malade. Quand le loup s'est attaqué au mouton noir, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas noir. Mais quand le loup a englouti le bélier, on s'est dit que notre tour allait bientôt arriver...

Petit Gris de Elzbieta


Editeur Pastel-Ecole Des Loisirs

Un jour, Petit-Gris et ses parents attrapèrent la pauvreté. Ils durent quitter leur maison, des chasseurs à leurs trousses. Mais Petit-Gris savait ce qui pouvait les sauver...
A partir de 7 ans.

J’ai écrit Petit gris après avoir vu une scène de rue entre un enfant et un sans-logis. Il y avait un SDF assis par terre, une famille est passé devant, le papa, la maman et un enfant de 3 ans½-4 ans. L’enfant était à la hauteur du type à terre : ils se sont fait des petits signes d’amitié. Les parents ne se sont rendus compte de rien. Pourtant, le petit garçon s’est retourné plusieurs fois pour faire d’autres signes de la main. Quand j’ai vu ça, je me suis dit : pourquoi ne pas lui parler de ce qu’il voit mieux que les adultes ? Pourquoi faire semblant ? On ne va pas lui dire que ce sans-logis aime s’asseoir par terre, c’est ridicule.

Le thème citoyen de la pauvreté

Ce thème a toute sa place à l’école où la construction d’une attitude citoyenne passe par un questionnement sur la réalité de la vie sociale (pauvreté, misère, injustice, exclusion).

La lecture de l’œuvre est à aborder dans un contexte plus large de problématisation de la pauvreté, de la précarité à l’occasion, par exemple, d’un débat en classe sur : « qu’est-ce que la pauvreté ? »

La lecture de l’œuvre peut être complétée par la lecture de textes informatifs (articles de presse, sur les « sans abris », les « sans papiers », la trêve hivernale ») de textes en réseau.

Piste de lecture

lundi, septembre 17 2007

Manifeste des Désobéissants


Nous sommes un certain nombre à penser que la situation inquiétante de notre planète nous impose de retrouver le chemin de formes d’action et de lutte plus efficaces et plus radicales. Nous croyons que la réalité des rapports de force que nous subissons en matière de nucléaire civil et militaire, de protection de l'environnement contre les pratiques de certaines multinationales, de mondialisation de l’injustice sociale, etc. exigent de renouer avec une culture de la désobéissance civile/civique, de l'action directe non violente, du refus radical et ludique.

Conscients des limites liées aux modes traditionnels de mobilisation (pétitions, manifestations...), qui ne nous valent que de trop rares victoires, et n'attirent plus guère les nouvelles générations de militants, nous avons décidé de former un réseau informel de militants de l'action directe non violente. Parce que nous voulons nous battre pour la défense de la vie et de la justice sociale, nous avons décidé de nous organiser en un groupe de volontaires et d'activistes prêts à agir de manière directe et non violente aussi souvent que nécessaire/possible.

Nous sommes des faucheurs d'OGM, des démonteurs de panneaux publicitaires, des clowns activistes, des dégonfleurs de 4x4 de ville, des inspecteurs citoyens de sites nucléaires, des intermittents du spectacle, des activistes écologistes, des hébergeurs de sans papiers, etc. Nous pensons que nos luttes et nos méthodes relèvent d'une dynamique alter mondialiste plus indispensable que jamais, et que c'est ensemble, et dans l'action directe non violente, que nous rendrons possible la transformation radicale de notre société, et de ce fait notre survie à tous dans un monde redevenu vivable.

Dans un premier temps, nous avons décidé de nous former à l’action directe non violente, et aussi de faire émerger parmi nous des formateurs d’activistes, afin de démultiplier les formations et d’élargir ainsi nos rangs, tout en diffusant la culture de l’action directe non violente. Des stages se tiennent régulièrement, auxquels vous pouvez participer en vous inscrivant auprès de nous. Vous pouvez y participer quelle que soit votre expérience du militantisme ou de l’action directe non violente. Ces stages sont aussi l’occasion de discuter la préparation d’actions concrètes.

En espérant vous compter nombreux parmi nous,

Xavier Renou
Pour le collectif initiateur du Manifeste des Désobéissants
http://www.desobeir.net/

vendredi, septembre 14 2007

Camisole



 « Lettre à celui qui voudrait remettre les bénéficiaires du RMI au travail... » (extrait)

Je crois qu’on se pose encore et toujours la mauvaise question.
On se demande : « comment sortir les gens du RMI ? » alors qu’il faudrait se demander : « pourquoi ces gens sont-ils au RMI ? »

Mais cette question là, personne ne se la pose (à part dans certains cercles de réflexion qui ne semblent pas avoir l’oreille des politiques et des médias).

Et si on ne se la pose pas, c’est parce que les réponses feraient apparaître que le modèle social actuel n’est tout simplement pas adapté à tous les individus qui composent la société. Ce n’est certes pas nouveau. Mais c’est flagrant. Est-ce si difficile à concevoir ?
Est-ce si difficile de concevoir que le monde du travail salarié, de la consommation etc.. suppose un certain type d’individu, qui tient le coup, qui a les forces pour s’y réaliser, tandis qu’il ne s’accorde pas aux spécificités d’individus border-line ou illettrés par exemple ?

Et pourquoi donc voudriez-vous que ces personnes en difficulté accèdent et réussissent soudainement dans des activités dont personne ne veut (le bâtiment par exemple, les travaux publics, la restauration) ?

Je crois que les politiques et une grande partie de l’opinion publique se voilent la face concernant l’étendue des dégâts inhérents aux modalités de la vie sociale contemporaine dans ce pays. Ce n’est pas propre à la France, certes, c’est probablement pire en Angleterre.

Or se voiler la face, faire l’autruche, oublier, c’est exactement ce qui est requis pour s’insérer socialement. J’exagère à peine.
Même si je ne suis pas d’accord avec toutes leurs conclusions, lisez tout de même le dernier livre de Charles Melman (un psychanalyste), L’Homme sans gravité, (Gallimard) ou encore le désormais classique de Alain Ehrenberg, La Fatigue d’être soi, (Odile Jacob).

Ce qui se révèle avec l’expansion de la pauvreté dans ce pays, ce n’est pas que la propension à la paresse s’accroisse, c’est plutôt l’incapacité de la société à faire une place à celui qui n’est pas en mesure de s’inscrire dans le modèle qu’elle promeut. Après des décennies de discours apitoyés sur l’exclusion, au cours desquels l’opinion publique, dans sa majorité, avait appris à tolérer les personnes en situation d’échec social, considérant que personne n’était à l’abri d’un tel destin, voilà qu’on assiste aujourd’hui au retour du bâton, un bâton aveugle, qui frappe sans distinction. Le bâton plutôt que la parole et l’écoute : faut-il qu’on ait peur d’écouter ce que l’autre aurait à nous dire ? faut-il qu’on le souhaite et qu’on le désire ce bâton pour ne pas entendre ce qu’on devine malgré tout ?

vendredi, juin 15 2007

La non violence une stratégie


Bel exemple que celui de Sophie Scholl et de son frère (condamnés à mort par le régime nazi pour haute trahison) !


Or, devant le conflit, quelles sont les attitudes possibles ? Nous en voyons quatre, de prime abord. La première c'est de détourner la tête et d'éluder l'affaire, surtout si nous ne sommes pas directement attaqués, puisque, vous le savez, "nous avons toujours assez de courage pour supporter les maux d'autrui" (Chamfort). Tout compte fait, cette histoire ne nous regarde pas. Nous restons neutres, et d'ailleurs nous ne restons pas, nous nous esquivons discrétement. La seconde attitude c'est d'entrer bravement dans la bagarre, d'y rendre coup pour coup et deux pour un, si nous pouvons. La troisième c'est de tourner les talons et d'enfiler la venelle vite assez. La quatrième c'est de lever les mains, de tomber à genoux, d'implorer grâce, d'invoquer la clémence d'Auguste, bref de capituler. Voyez-vous une cinquième attitude possible ?

La cinquième attitude c'est la non-violence. La cinquième attitude exclut également les quatre autres. Exclut la neutralité, exclut la bagarre, exclut la fuite, exclut la capitulation. Bon ! Vous y êtes ? Nous y sommes, oui, mais nous sommes bien embarrassés. Car si je ne dois ni me battre, ni pas me battre, ni m'enfuir, ni me rendre, que dois-je donc faire ? Je comprends votre embarras. Pour vous tirer d'embarras vous n'avez qu'à consulter le manuel. Le manuel est facile à trouver. Vous n'avez qu'à le feuilleter du pouce et à chercher la page. Le manuel s'appelle l'Evangile. Vous connaissez ? Oui. Et que dit l'Evangile au sujet de la légitime défense, du châtiment des voleurs et des scélérats, de l'honneur de la Patrie, de la Sauvegarde de la Civilisation Chrétienne et des autres bonnes et belles raisons et nécessités de la guerre juste et de la peine de mort ? "Si l'on te frappe sur la joue droite, tu tendras la gauche. Si l'on t'arrache ton manteau, tu donneras aussi la tunique. Si l'on te force à faire cent pas, tu en feras deux cents." Bon ! Maintenant vous y êtes, car c'est tout à fait clair. Et vous savez par coeur ces paroles d'Evangile car vous êtes Chrétiens ou du moins il y a des Chrétiens parmi vous et vous avez toujours vécu au milieu des Chrétiens. J'en conclus que c'est ce que vous faites. Que jamais vous ne faites autrement. Que jamais vous n'avez vu un Chrétien faire autrement. Car celui que fait autrement n'est pas un Chrétien. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Christ : "Si vous aimez ceux qui vous aiment, si vous saluez ceux qui vous saluent, si vous prêtez de l'argent à ceux qui vous le rendront (avec un petit pourcentage) que faites-vous de plus que les païens ?" Il n'y a donc pas de doute : vous faites cela ! Et je remarque tout de suite qu'en faisant cela vous ne restez pas neutre, vous ne frappez et ne menacez pas, vous ne fuyez et ne reculez pas, vous tenez bon, vous tenez votre ennemi, vous n'allez plus le lâcher que le conflit ne soit résolu. Vous avez donc bien trouvé la cinquième chose à faire, chose si nouvelle, si originale, si hardie, que les gens en demeurent pantois. Reste à leur expliquer pourquoi vous faites cela. Ils ont peine à comprendre. Ils pourraient croire, les pauvres ! que vous êtes un vicieux et que vous aimez attrapez deux claques au lieu d'une.

Pan sur la joue ! Holà, monsieur, ne sortez pas, vous avez oublié quelque chose. Que j'ai deux joues, monsieur. Tâchez de leur expliquer, aux gens, pourquoi vous faites cela ! Et dites-leur d'abord que vous avez rarement rencontré un méchant assez vaillant et persévérant dans la méchanceté, pour profiter indéfiniment de l'ouverture et de l'impunité. Qu'il vous est même arrivé de voir des furieux s'arrêter comme foudroyés. Expliquez-leur pourquoi ! Dites-leur : Je fais cela parce que je sais que mon ennemi est un homme. Un homme, vous entendez, un homme ! Bah ! ce n'est pas la peine de crier si fort : tout le monde sait cela. Voire ! Vous le savez parce que c'est évident, mais surtout parce que vous êtes paisiblement assis sur une chaise. Mais dans le feu du conflit, quand votre sang n'aura fait qu'un tour, l'évidence ne va-t-elle pas tout à coup se retourner ? Et votre ennemi ne s'évertuera-t-il pas lui-même à vous fournir la preuve éclatante qu'il est une bête nuisible, un monstre, un démon ? Ce n'est pas maintenant, c'est alors, qu'il faut soutenir la difficile vérité : que c'est un homme : "Un homme comme moi". S'il est un homme, l'esprit de justice est donc en lui, comme en moi. Car l'esprit de justice est en tout homme. Car la justice est simple comme deux et deux font quatre. Et deux et deux font quatre pour le Blanc, pour le Nègre et pour le Jaune, pour le Papou comme pour le Français, pour les bons comme pour les méchants, pour moi et pour mon ennemi. J'attire tout de suite votre attention sur la force contraignante que recèle la simple proposition que deux et deux font quatre. Car, deux et deux étant posés, il ne dépend pas de mon bon ou mauvais vouloir, de mon savoir ou de mon ignorance, de ma force et de mon habileté, qu'il en résulte autre chose que quatre? Or ma cause doit être juste comme deux et deux font quatre, sans quoi la non-violence ne peut rien pour elle.



http://www.irnc.org/index.htm

http://nonviolence.fr/

http://desobeissancecivile.org/

http://www.forget-me.net/Nonviolence/

http://www.non-violence-mp.org/

http://www.nonviolence.ca/

http://unesdoc.unesco.org/images/0011/0 … 8082fo.pdf

mercredi, mai 9 2007

L’Appel des Résistants

Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont,Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et à transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 :

Sécurité sociale et retraites généralisées,

contrôle des « féodalités économiques »,

droit à la culture et à l’éducation pour tous,

presse délivrée de l’argent et de la corruption,

lois sociales ouvrières et agricoles, etc.

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?

Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.

Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

« Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».

Signataires :

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.


L'appel en vidéo

lundi, mai 7 2007

Résistance

Aujourd'hui, c'est la fin de ma citoyenneté. Je rentre dans les bas fonds souterrain. Ce blog sera une alternative au monde que l'on nous offre. J'ai décidé de lutter pour ne plus collaborer à ce système liberticide et capitaliste qu'incarne Nicolas Sarkosy. 

" Résister, c'est créer, Créer c'est résiter ! " J'ai entendu l'appel de nos anciens résistants  et  je compte utiliser toute mon energie et toutes mes compétences pour ruiner le diktat que l'on nous impose.

L'outil internet est formidable et encore libre d'expression.  Bien sur, mon action ne sera pas uniquement virtuelle. J'entends bien rejoindre des réseaux de résistance afin de lutter contre l'oppression et l'infamie. Ce blog sera mon journal d'expression alternative. J'y mettrai mes sentiments et ressentis sur ce monde qui m'oppresse de plus en plus.