Les candidats au regroupement familial pourraient bientôt être autorisés à avoir recours aux tests ADN pour prouver un lien de filiation. C'est ce que propose un amendement au projet de loi sur l'immigration, adopté mercredi 12 septembre par la commission des lois de l'Assemblée nationale.
"Cette procédure ne pourrait être mise en œuvre qu'à l'initiative d'un demandeur désireux de prouver sa bonne foi le plus rapidement possible", a affirmé le député UMP Thierry Mariani, auteur de l'amendement.
Selon lui, la procédure est "sûre et rapide". Elle est déjà "utilisée par 11 de nos partenaires européens", et permettra de "répondre au développement de la fraude documentaire".
L'amendement a suscité de vifs débats au sein de la commission de lois. Les socialistes ont mis en doute la possibilité de réaliser de tels tests ADN dans les pays d'origine, et ont également soulevé la question des enfants adoptés ou recueillis.
Plusieurs députés UMP, notamment François Goulard et Etienne Pinte, ont eux aussi critiqué cet amendement et ont voté contre. François Goulard a mis en avant des obstacles, tandis qu'Etienne Pinte s'est interrogé sur l'opportunité d'appliquer à des ressortissants étrangers des tests qui ne sont autorisés en France que sur décision judiciaire. (nouvelobs.com)

 

Sans compter qu'une fois ce système mis en place, de nouveaux mensonges sur l'immigration convaincra rapidement le public de le rendre obligatoire. Et une fois l'ADN passée, rappelons qu'un immigré devra toucher 1,33 fois le SMIC pour amener sa famille, sans tenir compte évidemment des discriminations à l'embauche.