Journée de la glande le 23 octobre
Par underground le samedi, octobre 20 2007, 15:29 - Créer c'est résister, résister, c'est créer - Lien permanent

La secrétaire d’Etat à la politique de la Ville
Fadela Amara nous a pondu un plan gouvernemental pour les banlieues,
qu’elle nomme, parce qu’elle a le sens de la formule, le plan
"anti-glandouille".
Forte de cette popularité, notre Fadela s’emballe et déclare :
"Il y a une mesure qui est résumée par un concept, c’est tout simplement tolérance zéro pour la glandouille".
Et là, je m’interroge.
Que risque-t-on, demain, concrètement , si on est pris en flagrant délit de glandouille ?
Imaginons pour voir :
C’est lundi matin, et parce que vous avez compris que travailler plus
pour gagner plus c’est des conneries tout ça, vous appelez le bureau
pour dire que vous ne viendrez pas aujourd’hui.
Vous vous organisez une bonne journée de glande au lit, toutes lumières
allumées (tant qu’on y est vous êtes contre les économies d’énergies)
tout en fumant des clopes (parce que fumer tue).
Soudain, votre voisine, alertée par la lumière qui filtre sous votre porte appelle la police :
« Allo, le commissariat ? Venez vite, j’en peux plus, y’a quelqu’un qui glande dans l’appartement d’à côté ! »
Les flics débarquent. Vous n’avez pas eu le temps d’éteindre la téloche, vous ouvrez la porte en chaussons, c’est le drame.
L’histoire ne dit pas si vous finirez en taule, si vous perdrez votre emploi, si vous écoperez seulement de 50 heures de loisirs forcés...
Le militantisme pour le droit à la paresse n’est pas tout jeune (Paul Lafargue, 1880), mais n’a jamais été autant d’actualité.
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